10 étapes pour devenir un athlète pro en CrossFit ®*

Cet article est paru dans le WorkOut Mag’ n°40. Pour vous abonner au magazine, il suffit de cliquez ici !

Tout le monde rêve un jour ou l’autre de devenir un athlète pro. On se dit que ça doit être génial de pouvoir vivre de sa passion. On s’imagine gagner des championnats et établir des records.

On se dit : « si je dédiais tout mon temps à mon sport, ce serait facile de faire comme les athlètes des Games ». En réalité, on a une idée très vague de ce qu’implique la vie d’un athlète professionnel. Sans avoir la prétention de dresser une liste exhaustive des étapes ou caractéristiques du style de vie des athlètes, je vais vous aider à vous faire une idée plus juste de ce que c’est que d’être un « athlète CrossFit ®* » !

Crédit : Reebok

1 – Il faut le faire !

Il y a trop de personnes qui ne commencent jamais vraiment à s’entraîner, car ils attendent le moment parfait, la motivation, le temps, les finances avant de débuter. Les athlètes, eux, créent le moment opportun. Donc, l’étape n° 1 pour devenir un athlète est de démarrer aujourd’hui. D’accepter que ce ne soit pas parfait, mais que ce soit un pas dans la bonne direction.

2 -Avoir un coach

On remarque souvent l’athlète qui se démarque des autres. Parfois, en CrossFit ®*, c’est un athlète qui dit ne pas avoir de coach. Ce qu’on oublie, c’est que cet athlète a eu beaucoup de coachs avant d’en être là où il est. Il n’a peut-être pas de coach précis en ce moment, mais il a une personne ou un groupe de personnes qui jouent ce rôle pour lui. Un coach est une personne clé dans notre développement d’athlète, car il représente et externalise les process que nous devons mettre en place pour réussir. Il est toujours plus facile de voir la situation dans son ensemble lorsqu’on n’est pas le centre de la situation (donc l’athlète). 

3 – Connaître les chemins vers son objectif

Il est important d’avoir des objectifs bien sûr, mais il est encore plus important de connaître les chemins à emprunter pour y arriver. Beaucoup de décisions importantes seront prises pour accéder à son objectif final et juste travailler dur ne suffira pas à nous approcher de nos rêves, si on ne connaît pas les règles du jeu. Par exemple, si on veut aller aux Games, on doit connaître le « rule book » et la saison pour se qualifier.

4 – La nutrition

Les athlètes savent ou s’entourent de gens qui savent comment manger pour performer. Ils connaissent aussi le poids optimal que l’athlète a besoin d’atteindre pour performer et ils ont un plan pour l’atteindre. Selon leurs objectifs, ils sont au fait des conséquences de leur diète sur la santé. Par exemple, si on est un powerlifter, on sait qu’on est trop gros et qu’on mange trop pour simplement être en bonne santé.

5 – Horizon temporel de réussite

Les athlètes connaissent précisément le moment où ils ont plus de chances de gagner le championnat ou d’atteindre leurs objectifs. Quand ils sont dans cette zone, ils mettent le reste de leur vie sur pause. Une femme qui veut avoir des enfants doit savoir si elle en veut tôt en carrière ou après sa carrière sportive. Ou encore un homme sait qu’il risque d’atteindre son pic de performance entre 28 et 31 ans et que la décision d’aller en équipe, par exemple, se fera après son sommet de performance individuel. 

6 – Le sommeil

Les athlètes dorment beaucoup. Certains font des siestes, d’autres dorment 10-11 heures par nuit. Le sommeil est probablement un des secrets les mieux gardés de la performance. À long terme et à court terme, avoir une récupération complète est un atout considérable. Pensez-y : si à chaque entraînement vous êtes à 100 %, vous pourrez pousser plus fort et bâtir une plus grande adaptation que si vous êtes à 80 % à chaque fois. 

7 – La génétique

La génétique, ou alors les traits fixes d’un individu sont importants à connaître et à prendre en compte. Par exemple, un athlète qui est très puissant, mais qui a peu d’endurance devrait sûrement faire des compétions en équipe, en powerlifting ou en haltérophilie s’il veut atteindre les plus hauts sommets. Si l’objectif n’est pas la compétition, c’est certain que la question de la génétique ne changera pas nos plans. Par contre, si l’objectif est de devenir champion du monde, parfois un simple changement de course en passant de 100-200 m à 400-800 m peut faire la différence entre une participation aux Jeux olympiques et un petit niveau local. 

8 – L’argent

On n’en parle pas beaucoup, mais les athlètes sont pour la plupart « pauvres ». On ne gagnera pas tous notre vie en s’entraînant. Il faut donc savoir qu’il faut agir par passion et non par raison. Ceux qui réussissent sont tellement passionnés qu’ils n’ont pas arrêté à la première embûche. 

Il y a beaucoup de moments où on doit choisir de financer son rêve au lieu des vacances, d’une nouvelle voiture, d’une maison, etc.

9 – Le rapport à l’échec

Peu de gens savent que les athlètes qui réussissent sont ceux qui ont un rapport bizarre avec l’échec. Au lieu de faire comme la plupart des gens et de passer à autre chose, ils décident de persévérer et surtout de comprendre pourquoi ils ont raté la première ou la 10e fois. Chaque échec est une possibilité d’apprendre et d’aller plus loin pour eux. Cela ne signifie pas que les athlètes sont heureux dans la défaite, certains l’ont même en aversion, mais ils savent tous que c’est un passage obligé qui ne les définit pas, mais bien qui les motive à aller encore plus loin. En CrossFit ®*, Rich Froning, Mat Fraser, Tia-Clair Toomey… ont tous dit que leur « défaite » du départ les a poussés à prendre au sérieux ce nouveau sport. C’était le catalyseur pour leur travail acharné et leur soif de gagner.

10 – La constance

Tous les athlètes sont constants ! Beau temps, mauvais temps, bonne humeur, mauvaise humeur, équipement, sans équipement, ils ont un travail à faire et il sera fait. La constance ne veut pas dire qu’ils sont toujours à 100 %, mais ils sont toujours présents. Chris Spealler, par exemple, était connu pour ne jamais manquer un entraînement même très malade. Sa performance n’était pas là, mais il était présent et comme on dit : « ceux qui se présentent sont ceux qui réussissent ! » 

L’avis de Lucas Heuzé

« On n’en parle pas beaucoup, mais les athlètes sont pour la plupart « pauvres ». On ne gagnera pas tous notre vie en s’entraînant. Il faut donc savoir qu’il faut agir par passion et non par raison. Ceux qui réussissent sont tellement passionnés qu’ils n’ont pas arrêté à la première embûche. Il y a beaucoup de moments où on doit choisir de financer son rêve au lieu des vacances, d’une nouvelle voiture, d’une maison, etc.« 

Par Matthieu DUBREUCQ