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Dépendance à l’activité, dysmorphie, anxiété, quels liens avec le CrossFit ®* ?

Par Arnaud - Le 5 mai 2022

Des chercheurs brésiliens ont étudié les risques de dépendance à l’activité sportive, dysmorphie musculaire et anxiété chez les athlètes CrossFit ®*. Si nous savons que l’exercice peut améliorer notre bien-être et l’image que nous avons de notre corps, nous savons aussi qu’il peut avoir l’effet inverse s’il est pratiqué de manière compulsive.

Revenons sur les termes. La dépendance à l’exercice est un trouble caractérisé par la pratique d’une activité physique excessive et obsessionnelle. Que l’on pourrait comparer à la bigorexie (addiction au sport). Elle est considérée comme l’une des rares formes de dépendance socialement tolérées. La dysmorphie musculaire est un trouble psychologique caractérisé par l’idée que le corps n’est pas mince ni musclé (« sec »).

Les athlètes qui ont commencé le CrossFit ®* dans le but d’être en meilleure santé sont moins sujets à développer une dépendance à l’exercice que ceux qui souhaitaient améliorer leur apparence.

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La question des chercheurs est la suivante : existe-t-il un risque de dépendance à l’exercice, dysmorphie musculaire et d’anxiété chez les athlètes CrossFit ®* réguliers ? Pour répondre à cette question, ils ont utilisé plusieurs méthodes cliniques (Exercise Dependence Scale-Revised, MASS, ou Trait-State Anxiety).

Le groupe d’étude n’était pas très grand. 150 membres de sexe masculin de 30 ans d’âge moyen, avec une pratique régulière. L’échantillon n’est en conséquence pas représentatif, étant donné le grand nombre de femmes et d’athlètes plus âgés ou plus jeunes présents dans une box.

La conclusion

La conclusion de l’étude est la suivante : le taux de dépendance à l’exercice dans une box de CrossFit ®* s’élève à 18,6 %.  

C’est donc la seule conclusion tirée de l’étude. Or, ce n’est rien de nouveau. Nous savons déjà que la dépendance à l’exercice est présente chez les personnes qui pratiquent toute forme d’exercice. Par contre, il aurait été plus intéressant de démontrer si oui ou non, la dépendance à l’exercice est plus élevée chez les CrossFiteurs que dans d’autres disciplines spécifiques, comme l’haltérophilie ou la musculation. Par rapport aux haltérophiles ou aux culturistes, le risque de dépendance est-il égal ? Supérieur ou inférieur ?

La musculation, tout comme le CrossFit ®* attire des personnes qui sont déjà insatisfaites de leur apparence. Mais il est injuste de suggérer que la pratique de ce sport crée ces troubles. Les personnes ayant des idées compulsives les auront, qu’elles courent, fassent de la musculation, du CrossFit ®* ou de l’aviron.

Nous avons tous vu de nos propres yeux l’impact que le CrossFit ®* peut avoir sur la vie des gens. Il change les corps, crée des athlètes et a changé le monde du fitness tel que nous le connaissions.

Comme dans n’importe quelle discipline, il y aura toujours des personnes qui pousseront la pratique à l’extrême.

Source : Morning Chalk Up

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