Nouvelles sanctions lors des demi-finales en ligne des CrossFit ®* Games !
Par Arnaud - Le 26 juin 2026

Le phénomène ne faiblit pas. Trois nouvelles personnes viennent d’écoper d’une suspension de deux ans pour « déclaration trompeuse en tant que juge » lors des demi-finales en ligne des CrossFit ®* Games 2026.
De quoi porter à neuf le nombre de sanctions de ce type prononcées sur la seule saison en cours. Un signal fort envoyé par CrossFit ®* à l’heure où l’intégrité des juges est plus que jamais sous surveillance.
Une chute de la 45ᵉ à la 282ᵉ place
Au cœur de cette affaire, l’athlète Eren Yayla. À la publication du classement lundi dernier, il pointait à une prometteuse 45ᵉ place. Sauf qu’après examen, CrossFit ®* a établi que sa juge principale, Yagmur Karablutu, s’était présentée sous une fausse identité. Résultat : Yayla a dégringolé jusqu’à la 282ᵉ position.
Fait notable, sa propre vidéo n’a entraîné aucun ajustement de score : ce n’est donc pas sa performance qui est remise en cause, mais bien la validité de l’encadrement de juges qui l’entourait.
Trois sanctions, un bannissement jusqu’en 2028
Au total, trois personnes sont visées par une suspension de deux ans : Eren Yayla, sa head judge Yagmur Karablutu, et le judge floor Ulas Demirtas. Ce dernier a été sanctionné car CrossFit ®* a estimé qu’il était sciemment impliqué dans la fausse identité de Karablutu et d’une autre personne, Oleksandra Berezutska.
Les trois athlètes turcs sont désormais bannis de toute compétition certifiée CrossFit ®* jusqu’au 11 juin 2028.
Un vrai phénomène cette saison
Cette nouvelle affaire est loin d’être isolée. Elle s’inscrit dans une série déjà bien établie : ce sont au total neuf personnes qui ont été sanctionnées depuis le début de la saison, après l’affaire impliquant l’Espagnol Dani Camacho. Le message de CrossFit ®* est clair : le format « à distance » ne doit pas devenir une zone grise où l’on contourne les règles d’arbitrage.
Pour rappel, les demi-finales en ligne imposent un cadre strict. Chaque athlète doit être encadré par un floor judge et un head judge dûment certifiés, ce qui suppose des qualifications à jour. Se faire passer pour un juge certifié que l’on n’est pas, ou couvrir quelqu’un qui le fait, constitue précisément la « fausse représentation » que CrossFit ®* sanctionne aujourd’hui sans ménagement.
Cap sur le World Fitness Project pour Yayla
Loin de baisser les bras, Eren Yayla a réagi auprès de The Barbell Spin. Il a indiqué qu’il allait désormais tourner son attention vers le World Fitness Project, le circuit professionnel concurrent. Et le jeune homme, âgé de seulement 24 ans, a prévenu : il compte bien revenir une fois sa suspension purgée.
Reste que, pour CrossFit ®*, cette multiplication des sanctions pose une vraie question de fond à l’approche des Games : comment garantir l’équité d’une qualification en ligne où des milliers d’athlètes s’auto-encadrent à travers le monde ? La réponse, pour l’instant, passe par la fermeté.
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