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On connait le premier WOD des CrossFit ®* Games 2026 !

Par Arnaud - Le 2 juillet 2026

C’est officiel : le premier WOD des CrossFit ®* Games 2026 a été dévoilé. Et pour marquer la 20ᵉ édition de la compétition, l’organisation a choisi un symbole fort, un retour aux sources.

Le WOD n°1 n’est autre que le tout premier WOD disputé lors des CrossFit ®* Games de 2007 ! Vingt ans plus tard, une nouvelle génération d’athlètes va donc s’attaquer au workout qui a tout commencé, à San Jose, en Californie.

Le WOD : The 2007 Hopper

Baptisée « The 2007 Hopper », le WOD reprend la structure exacte de 2007 :

For time :

  • 1 000 m row
  • Puis 5 rounds de :
    • 25 pull-ups
    • 7 push jerks (61/38,5 kg)

Un format trompeusement simple : après un 1 000 m de row qui met déjà les jambes et le cardio à rude épreuve, ce sont surtout les 125 pull-ups cumulés qui feront le tri. L’histoire l’a d’ailleurs prouvé : à chaque fois que ce WOD a été rejoué, c’est sur la barre de traction que la course s’est gagnée ou perdue, ceux partis trop vite s’effondrant dans les derniers rounds.

Le WOD 1 des crossfit games
Crédit : CrossFit ®* Games

Aux origines : « The Hopper » de 2007

Pour comprendre le clin d’œil, il faut remonter au 30 juin 2007. Cette année-là, les tout premiers CrossFit ®* Games se tiennent à « The Ranch », le ranch familial de Dave Castro à Aromas, en Californie. Environ 70 athlètes et 150 spectateurs se retrouvent dans ce que le fondateur Greg Glassman avait imaginé comme un « Woodstock du fitness ». Ambiance barbecue entre amis, bières après l’effort, et aucune procédure de qualification : on se présente, on donne son nom, et on fait des WODs !

La première épreuve de l’histoire est tirée au sort le jour même. Sous la houlette de Glassman, des balles de couleur associées à des mouvements sont piochées dans une trémie — le fameux hopper, qui a donné son nom à ce WOD. Le workout est ainsi créé sur le moment : 1 000 m de rameur, puis cinq rounds de 25 pull-ups et 7 push jerks. Chez les hommes, la barre est chargée à 135 lb (61 kg), un poids alors considéré comme lourd à l’époque. Un pionnier de l’époque, Freddy Camacho, raconte n’avoir pas pu tendre les bras pendant une semaine après l’effort.

Côté vainqueurs, Brett Marshall s’impose chez les hommes en 13 min 07, et Jolie Gentry chez les femmes en 16 min 22. Au classement général de ces Games inauguraux, c’est le Canadien James « OPT » FitzGerald qui l’emporte chez les hommes et Jolie Gentry chez les femmes, pour un chèque de… 500 $ chacun. Une autre époque.

Vingt ans d’évolution résumés dans un chrono

Ce WOD n’a pas seulement une valeur symbolique : il constitue un formidable étalon pour mesurer l’évolution du niveau. Déjà refait lors des Games 2013, il avait vu Josh Bridges le boucler en 8 min 33, soit près de cinq minutes de moins que le meilleur temps de 2007 ! Chez les femmes, Valerie Voboril l’avait emporté en 9 min 48. Là où 61 kg au-dessus de la tête relevaient de l’exploit en 2007, les athlètes de 2013 enchaînaient les push jerks comme si de rien n’était.

Autant dire que les chronos réalisés cet été à San Jose, face à cette même épreuve, en diront long sur le chemin parcouru par le sport en deux décennies.

Rendez-vous à San Jose

En ressortant ce WOD fondateur, les CrossFit ®* Games 2026 offrent un pont d’or entre l’esprit bricolé d’un ranch californien et la superproduction d’aujourd’hui. Le décor a radicalement changé, les athlètes sont devenus des professionnels affûtés, mais le principe reste le même que celui posé par Glassman en 2007 : pas de points pour le style, seul le chrono fait la loi : faire plus de d’effort, plus vite que les autres. Du 24 au 26 juillet, une nouvelle génération s’élancera donc sur les traces des pionniers, pour être sacrée « Fittest on Earth ».

Retrouvez ici la liste officielle des qualifiés en individuel.

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