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Un nouveau cas de dopage aux CrossFit ®* Games 2026 !

Par Arnaud - Le 2 octobre 2026

Un autre cas de dopage au crossfit games 2026
Crédit : Instagram FloElite

Le dopage frappe encore les CrossFit ®* Games 2026 et toujours dans la même catégorie, celle des Masters. Voici tout ce qu’il faut savoir.

Il avait survolé sa catégorie. Il perd tout. Roan Low, vainqueur de la division hommes 55-59 ans des Masters CrossFit ®* Games 2026, a été contrôlé positif et écope d’une suspension de quatre ans. C’est le deuxième cas de dopage révélé chez les Masters en moins d’un mois et pour la même substance.

Une domination sans partage

Sur le floor, Low n’avait laissé aucune chance à ses adversaires : première place de sa catégorie avec plus de 100 points d’avance sur Eric Smith, deuxième, une marge considérable à ce niveau de compétition. Il s’était qualifié via les demi-finales en ligne, où il avait signé la 4ᵉ performance mondiale de sa division. C’était sa troisième participation aux Games : il avait terminé 14ᵉ en 2024 et 7ᵉ en 2025, alors qu’il concourait chez les 50-54 ans.

Testostérone exogène

Le contrôle a été réalisé en compétition, pendant les Masters Games. Selon CrossFit ®*, l’échantillon fourni contenait de la testostérone exogène et ses métabolites, c’est-à-dire d’origine extérieure au corps. La sanction court du 24 juillet 2026 au 24 juillet 2030. Pendant quatre ans, Low ne pourra participer ni à la saison des CrossFit ®* Games, ni à aucun événement sanctionné par la marque.

Le podium redessiné

Conséquence directe : le classement de la division 55-59 ans est entièrement revu. Eric Smith récupère la première place, Chad Stewart monte deuxième et Bernard Luzi complète le podium. Détail qui ne passera pas inaperçu : Roan Low s’était également vu remettre un chèque de 750 dollars au titre de la « Performance du jour », présentée par FloElite.

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Deux cas en un mois, même substance

Ce n’est pas un cas isolé. En septembre, CrossFit ®* avait déjà sanctionné Wayne O’Hara, deuxième de la division 65-69 ans, lui aussi contrôlé positif à la testostérone exogène et suspendu quatre ans. Deux athlètes Masters, deux podiums, la même substance, et une saison 2026 qui s’achève avec un goût amer pour ces catégories longtemps perçues comme la face conviviale des Games.

Pourquoi la testostérone pose un problème spécifique chez les Masters

C’est un point que le cas soulève inévitablement, et il mérite d’être expliqué : le règlement antidopage de CrossFit ®* est particulièrement strict sur ce point : les agents anabolisants comme la testostérone sont interdits même lorsqu’ils sont pris dans le cadre d’un traitement hormonal substitutif supervisé médicalement. Le texte est explicite : l’usage légal de substances interdites, y compris une hormonothérapie prescrite par un médecin, est jugé susceptible de compromettre l’intégrité de la compétition. Des autorisations d’usage à des fins thérapeutiques existent bien, mais le cadre est verrouillé : recourir à une substance interdite pour remonter des niveaux hormonaux simplement « bas-normaux » n’est pas considéré comme une intervention thérapeutique acceptable. Autrement dit, un athlète sous traitement parfaitement légal dans la vie courante se retrouve, sur le floor, en infraction. Une réalité qui concerne mécaniquement davantage les catégories d’âge élevées.

Le cadre, pour mémoire

CrossFit ®* applique une sanction standard de quatre ans en cas de violation de sa politique antidopage. Les analyses sont confiées à un partenaire spécialisé, qui travaille également pour les grandes ligues américaines, et traitées par un laboratoire accrédité par l’Agence mondiale antidopage. La sanction peut être ramenée à deux ans dans un cas précis : si l’athlète parvient à démontrer qu’un complément alimentaire était contaminé. À ce stade, rien n’indique que Roan Low ait engagé une telle démarche.

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