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La championne d’Hyrox Alyssa McElheny fait 350 wall-balls unbroken !

Par Arnaud - Le 30 septembre 2026

Alyssa McElheny fait 350 wall-balls sans s'arreter hyrox

Il y a des vidéos qui font taire les débats… La championne du monde HYROX 2026 Alyssa McElheny vient d’enchaîner 350 wall balls unbroken !

La vidéo

Le chiffre impressionne, mais ce n’est pas le plus frappant. Ce qui saute aux yeux, c’est la régularité du mouvement : même cadence, même amplitude, même hauteur de lancer du début à la fin. Sur un exercice où la fatigue pousse naturellement à des « no reps », tenir 350 répétitions « propres » relève d’une superbe maîtrise technique autant que d’une capacité physique hors normes. D’ailleurs, si vous voulez un tuto parfait pour les wall-balls, cliquez ici.

Pour situer l’effort, les wall-balls constituent l’ultime station de chaque course HYROX, celle que tous les concurrents redoutent parce qu’elle arrive quand les jambes ne répondent plus. Détail amusant pour ceux qui suivent le CrossFit ®* : on aperçoit Dylan Hamming, 12ᵉ des CrossFit ®* Games 2026, aux alentours de la 102ᵉ répétition !

Qui est Alyssa McElheny ?

Son nom ne dit peut-être pas encore grand-chose au public français, et pourtant son parcours est l’un des plus spectaculaires du circuit.

  • Une enfance sous contrainte médicale. Enfant, l’Américaine est diagnostiquée d’une maladie de Kawasaki, une affection cardiaque qui a un temps fait peser un doute sur sa capacité à pratiquer le sport sérieusement. Ça ne l’a pas arrêtée.
  • Une coureuse avant tout. Bonne athlète au lycée, puis solide coureuse universitaire distinguée All-American en Division III, elle a surtout progressé bien après ses études, ses véritables percées sont arrivées entre la fin de la vingtaine et le début de la trentaine. Son registre est large : 800 m, 5 000 m, steeple et marathon, avec un chrono de référence à 2 h 34 sur la distance reine. Ce passé de steepleuse n’est pas anodin : le rythme constamment brisé par les obstacles prépare idéalement au caractère haché d’une course HYROX, faite d’alternances entre course et stations.
  • Une ascension éclair. McElheny ne découvre l’HYROX qu’en 2025, et dispute sa première course pratiquement sans préparation. Puis tout s’accélère : Las Vegas 2026 : victoire chez les Pro Women en 1:00:55, deuxième meilleur temps de début de carrière de l’histoire de la discipline. Glasgow 2026 : 3ᵉ en 1:02:41, dans des conditions difficiles. Toulouse 2026 : nouvelle victoire chez les Pro Women en 58:26 (oui, elle a gagné en France !). Varsovie, avril 2026 : qualification pour les Mondiaux, sans forcer. Stockholm, 18 juin 2026 : titre de championne du monde Elite 15 en 56:59, devant la favorite Joanna Wietrzyk. Qualifiée pour l’Elite 15 en quelques mois seulement après ses débuts dans le sport, elle a mené sa finale mondiale de bout en bout, tout en saluant le public et en souriant pendant la course, une image devenue virale.

Le chaînon manquant : la box

Reste à expliquer d’où viennent ces wall-balls. La réponse tient en un mot : CrossFit ®*. McElheny s’entraîne dans une box affiliée du Michigan, qui a intégré des cours d’endurance de force à destination des athlètes HYROX. C’est précisément ce qui rend cette vidéo intéressante, le cliché voudrait que les athlètes HYROX soient de purs coureurs, faibles dès qu’il s’agit de charges ou de gymnastique. Une série de 350 wall-balls impeccables raconte une autre histoire, celle d’une discipline dont les meilleurs éléments empruntent aux deux mondes.

Un argument de plus, s’il en fallait, pour ceux qui voient dans le rapprochement récent entre HYROX, XENOM et CrossFit ®* le signe que ces univers ne sont plus vraiment séparés.

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