Leila Ives qualifiée aux Games : « la maladie n’arrêtera pas vos rêves »

L’anglaise Leila Ives est l’athlète européenne la mieux classée de la division adaptative neuromusculaire. Elle veut prouver qu’une maladie grave ne doit ni entraver votre vie ni vos rêves.

En 2017, Leila a appris qu’elle développait une sclérose en plaque, puis a été diagnostiquée de cette dernière en 2018. La sclérose en plaque (SEP) est une maladie qui affecte la moelle épinière et le cerveau. Elle cause des problèmes de mouvement aux jambes, aux bras ou des problèmes d’équilibre.

« Quand ils m’ont dit que c’était peut-être la SEP, j’ai dit, « donnez-moi un fauteuil roulant et ma vie est finie ». Tout ce que je savais de la SEP, c’était ce que j’avais vu à la télévision« a déclaré Leila, 34 ans. « Ensuite, j’ai appris davantage. J’ai fait mes recherches et j’ai réalisé que ce n’était pas fini. Je pourrais utiliser cela comme un moyen de faire plus de sport. J’ai vu que l’activité physique avec des poids était conseillée : le CrossFit ©* était donc idéal ».

Mais même avec CrossFit ©*, Leila Ives a mis beaucoup de temps à accepter sa nouvelle réalité.

« C‘était vraiment difficile. J’ai lutté mentalement pendant quelques années. Ce n’est qu’au cours des 18 derniers mois que j’ai acceptés que c’était ma vie ». « Être dans la communauté CrossFit ©*, m’aide à me sentir bien, car je vois que je peux faire ce que les autres font.« 

Leila a été surprise de sa qualification pour les Games. Étant une personne à risque, elle avait arrêté le CrossFit ©* pendant la pandémie afin d’éviter la salle de sport bondée. Elle a repris le CrossFit ©* juste avant l’Open.

« Comme d’habitude, j’ai juste participé à l’Open. Je suis tombé sur la catégorie neuromusculaire que lorsque j’ai mis à jour mon profil. » Il y a 124 personnes dans la catégorie. Les 20 meilleurs au monde vont en demi-finale, puis les cinq premiers vont aux Games. Leila a terminé septième de l’Open et quatrième des demi-finales. Compétitive : Leila vise le podium.

Elle fait du crowdfunding afin de pouvoir se rendre aux Jeux. Au fur et à mesure qu’elle attire l’attention des médias au Royaume-Uni, elle reçoit même des dons d’étrangers.  

« C’est assez fou que je sois numéro un au Royaume-Uni et en Europe dans la division neuromusculaire. D’après mes calculs, il n’y a que 14 personnes du Royaume-Uni qui vont aux Games, toutes divisions confondues. »

« Je veux prouver aux gens qu’on peut faire des choses même si on est malade. Pas uniquement la sclérose en plaque, mais si vous avez une maladie, votre vie ne doit pas s’arrêter. Vous pouvez sortir et réaliser pleins de choses.« 

Une belle leçon de vie ! Et on lui souhaite bonne chance pour la suite !